Les voyages d’un capitaine de navire

d’après dix lettres authentiques du XVIIIème

Deuxième partie

 

 

Par Danielle Morau                    

L’analyse minutieuse des dix lettres que l’historien réunionnais, M. Albert Jauze, a exhumées du dossier successoral du docteur Morau permet de dresser la liste des voyages de son neveu, le capitaine de navire Joseph Audoir, entre 1750 et 1761.

Mais comment Joseph est-il devenu capitaine ?

Joseph Audoir voit le jour à Basse-Terre, en Guadeloupe, en 1726, l’année même où son oncle Bertrand Morau débarque sur l’Île Bourbon. Ce fils d’un Conseiller du Roi reçoit une éducation soignée. Malheureusement, son père et son frère cadet étant décédés, Joseph doit subvenir aux besoins de sa mère Catherine installée à Blaye, en Gironde, dans la maison de famille de son époux.

2 Blaye
Citadelle et Batterie de Blaye
 au nord de l’estuaire de la Gironde, « rivière » de Bordeaux

Pour gagner sa vie, il choisit le métier de marin : comme son oncle Bertrand Morau que sa mère lui a peut-être donné en exemple, il embarque sur les vaisseaux de la Compagnie Française des Indes Orientales. Rapidement, il obtient le grade de capitaine et voyage vers l’Inde puis vers les Antilles. Son besoin vital est d’entretenir des relations avec la famille de sa mère et il a écrit presque la moitié des dix lettres retrouvées dans le dossier Morau.

Comme le montre le document ci-dessous, il s’exprime avec simplicité et retenue ; il n’hésite pas à demander de l’aide ; il s’inquiète d’obtenir des nouvelles des uns et des autres…

3 page 1

4 page 2

 

5 page 3

Première des quatre lettres de Joseph Audoir : elle est datée du 15 mars 1751

Grâce aux quatre lettres de Joseph et à certains passages des six autres lettres, nous allons pouvoir connaître en détail six voyages du capitaine Joseph Audoir, entre 1749 et 1761.

Premier voyage connu

Au début de l’année 1749, le voilà parti depuis le port de Lorient pour l’Inde : il a 23 ans. Il rentrera en septembre 1750, après plus de 18 mois de voyage.

A l’époque, la route d’un tel voyage est toute tracée car il faut suivre vents et courants marins et faire ainsi de grands détours. A l’aller, les navires traversent l’Océan Atlantique pour atteindre le Brésil, puis rejoignent la pointe de l’Afrique. Ils traversent ensuite l’Océan Indien, en faisant escale à l’Ile de France (aujourd’hui, Maurice), pour aborder l’île de Sumatra avant rejoindre l’un des comptoirs de l’Inde (Pondichéry, Mahé, Chandernagor…). Au retour, les navires font escale aux îles Mascareignes (Île Bourbon ou Île de France), puis remontent vers l’Europe en longeant la côte africaine.

Ce long périple n’est pas sans risques : naufrage, avarie du navire comme en témoigne le récit concernant le vaisseau « L’Espérance » que vous trouverez à la fin de cet article : il s’agit exactement du même voyage que celui qu’a effectué Joseph Audoir mais il a commencé trois mois avant le départ de Joseph pour se terminer tragiquement six mois après son retour…

6 Pondichéry
Compagnie Française des Indes Orientales
Comptoir de Pondichéry

Il n’est pas resté de lettres de Joseph écrites lors de ce premier voyage. Mais on peut en suivre certaines étapes dans ses lettres plus tardives adressées à son oncle :

10/06/1751, lettre de Joseph : Vous me dites de ne pas faire comme dans l’Inde. Vous ne m’aviez demandé que des achards et je vous les aurais envoyés si j’avais pu trouver quelqu’un dans le Sumatra qui eût bien voulu s’en charger … mais pour des potiches, non, cela courait trop de risques, comme des gargoulettes. J’en avais acheté 150 que j’ai été obligé de jeter, étant bien persuadé de ne point toucher (aborder) aux Isles (où je voulais les vendre).

Bertrand avait donc demandé à Joseph de lui envoyer des achards (légumes conservés grâce au vinaigre), peut-être pour sa propre consommation ou pour en faire commerce. Cependant le capitaine refuse de se charger de potiches qui risquent de ne pas trouver preneur : il en a fait les frais avec ses gargoulettes (récipients en terre cuite pour l’eau ou le vin) qu’il a jetées par-dessus bord ! Comme c’était l’usage à l’époque, Joseph avait cherché à améliorer ses ressources grâce à l’avance reçue avant le départ du navire :  elle lui avait permis d’acheter ces gargoulettes revendues avec profit dans les ports lointains, à condition de pouvoir y accoster.

Le retour, plus rapide que l’aller, lui procure la joie de toucher terre sur l’Île Bourbon.

7 maison créole
Une « habitation » de l’Ile Bourbon

Il fait alors la connaissance de son oncle Bertrand et de sa famille. L’escale a duré sans doute quelques jours car il a eu le temps d’apprécier les amis de son oncle, qu’il ne manquera pas de saluer plusieurs fois dans les lettres qui suivent son retour.

15/03/1751, lettre de Joseph : Pendant le temps que j’étais dans l’Inde et chez vous…m’acquitter de ce que je dois à la mémoire de Mr Sentuary à qui j’ai un surcroît d’obligation de m’avoir procuré le plaisir de connaître la personne du monde la plus respectable et la plus estimable…. Bien du respect chez Mr Gourdet, Mr Fondomière, Mr Bouché et Mr Lapeyre.

Le retour à Blaye, auprès de sa mère, se situe fin septembre 1750. Malheureusement les conditions de vie à bord ont miné sa santé, malgré son jeune âge.

28/10/1750, lettre de Catherine : J’ai reçu de vos nouvelles par mon fils qui est arrivé depuis un mois … mon enfant arrive malade de l’escorbut, la poitrine gâtée…

Second voyage connu

Une fois rétabli, après cinq mois à terre, Joseph reprend la mer, vers l’Ouest cette fois-ci, en partant de Bordeaux.

15/03/1751, lettre de Joseph : Le mois prochain je dois partir pour Saint-Domingue sur un navire de Bordeaux en qualité de second capitaine, et nos armateurs m’ont promis au retour de me faire commander un navire, et en conséquence, je me suis fait recevoir (nommer). Mon voyage doit être de 8 à 9 mois.

8 Bordeaux
Bordeaux

Il quitte en effet la Compagnie Française des Indes Orientales pour servir dans la marine marchande :

29/07/1751, lettre du Père Duboys : Baptiste m’a dit … qu’il attend le fils aîné de la dame Odouard (Audoir) qui a déjà servi dans les vaisseaux de la compagnie et qui la quitte pour servir les marchands.

Au retour, il est assuré d’être capitaine et environ deux fois mieux rémunéré qu’à l’aller, où il ne sera que second capitaine.  L’écart de paye important entre un capitaine et son second se justifie par la responsabilité absolue du capitaine : « seul maître à bord, après Dieu ». Le second (appelé aussi le bas poste) partage les tâches du capitaine : recruter l’équipage, armer le navire, vendre la cargaison durant les escales, et acheter des marchandises pour le retour, suivant les directives reçues des négociants. Il est donc parfaitement capable de le remplacer, si besoin est, au cours du voyage.

9 Saint-Domingue
Saint Domingue

Cependant le voyage tourne court, car Joseph, victime d’une forte fièvre, a été débarqué dès la pointe de la Gironde :

10/06/1751, lettre de Joseph : … je devais être à l’Amérique … j’étais débarqué du navire sur lequel j’étais parti et que je quittais par une forte fièvre…qui m’obligea de retourner… Je vous dirai que ça m’a fait grand tort, mais je me suis rétabli et rembarqué au même poste de second. Il n’y aura que le temps de perdu, ce qui me mortifie que j’étais certain de commander l’autre au retour et celui-ci n’est pas de même.

Après le scorbut du voyage précédent, une forte fièvre l’oblige donc à annuler son contrat.

Troisième voyage connu

Il repart sur un autre navire, toujours en tant que second capitaine, sans la perspective d’un poste de capitaine au retour. Cette fois-ci, le but est La Martinique après une escale à Louisbourg :

10/06/1751, lettre de Joseph : Je pars la semaine prochaine pour Louisbourg, de là à la Martinique. Ce sera un voyage de 10 mois ou environ.

10 Louisbourg
Louisbourg

Louisbourg se situe au Canada, en Acadie : sa forteresse protège l’entrée du fleuve Saint-Laurent. C’est une escale importante pour les navires marchands qui se dirigent vers les Antilles.

Ce troisième voyage ne fait malheureusement l’objet d’aucun commentaire dans les lettres qui nous sont parvenues.

Quatrième voyage connu

En mars 1752, Joseph revient à Bordeaux pour repartir dès le mois de juillet vers la Martinique. Deux mois plus tard, il écrit à son oncle Bertrand depuis Fort-Royal (ancien nom de Fort-de-France).

06/09/1752, lettre de Joseph : J’ai l’honneur de vous apprendre mon départ de Bordeaux, maintenant mon arrivée en ce lieu (Fort-Royal) et mon départ pour la Louisiane en qualité de capitaine parce que le capitaine reste ici. Je dois retourner du Mississipi ici trois fois consécutives sans aller en France ce qui me fera un très long et très désagréable voyage et très peu de profit en ce que je n’ai presque rien à faire valoir.

11 Fort Royal
Fort Royal

Son nouveau contrat vers la Louisiane lui permet donc d’obtenir enfin un poste de capitaine mais, financièrement, l’intérêt est nul si l’on n’a pas sous la main des marchandises qui se vendront bien. Ce sont les voyages entre la métropole et les colonies qui sont lucratifs… Il doit en plus assurer trois navettes « consécutives » donc fatigantes entre la Martinique et la Louisiane.

Intermède

De 1749 à 1752, Joseph Audoir effectua donc quatre missions : Inde-Bourbon ; Saint-Domingue (annulé) ; Canada-Martinique ; Martinique-Louisiane. Il fut malade deux fois et a passé environ dix mois à terre en trois ans.

De 1752 à 1757, aucune lettre ne nous est parvenue et les voyages du capitaine restent inconnus. Commence alors une période très troublée car, dès 1754, les tensions entre la France et la Grande-Bretagne s’exacerbent dans les colonies d’Amérique du Nord.

29/11/1757, lettre du cousin Dusoul :  Vous savez que nous sommes de nouveau en guerre contre les Anglais qui ont commencé à nous prendre nos vaisseaux marchands et autres plus de 8 mois avant la déclaration de guerre, ce qui a causé des pertes considérables à toutes les places maritimes. Cette ville-ci (Nantes) perd au moins pour sa part 15 millions dans quoi je ne laisse (manque) pas d’être intéressé (concerné). Il est vrai qu’on leur a pris cet été Port-Mahon (Maó sur l’île de Minorque aux Baléares) dans la Méditerranée et fait quelques progrès dans le Canada mais cela ne dédommage pas le particulier.

12 Nantes
Nantes

Signalons en particulier que la citadelle de Louisbourg est prise par les Anglais en 1758. Un an plus tard, la Guerre de Sept ans commence officiellement sur le sol européen, en Prusse. Ce conflit quasiment mondial concerne l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Inde ; il ne se terminera qu’en 1763.  Notons que la Guadeloupe est devenue anglaise dès 1759 et que Pondichéry est détruite en 1761.

Cinquième voyage connu

En 1757, Joseph Audoir revient d’Amérique : c’est la fin d’un voyage qui nous reste inconnu.

La lettre de sa mère datée de fin 1758 laisse présumer qu’il n’est pas resté longtemps à terre, il est apparemment reparti courant 1758 vers la Louisiane.

31/12/1758, lettre de Catherine : Je vous dirai que mon fils est parti pour le Mississipi… Je n’ai pas (l’espoir de revoir de) sitôt mon fils, c’est un voyage de 3 ans. Cela me chagrine beaucoup de le (savoir) toujours exposé dans le danger.

13 Nouvelle-Orléans

Le voyage cependant tourne court, car il est fait prisonnier par les Anglais. Catherine avait bien pressenti le danger que son fils courrait…

29/01/1761, lettre de Joseph : J’arrivais de l’Amérique dans ce temps, c’était en 1757. Quelques temps après je repartis et je fus pris… (prisonnier en) Angleterre où j’ai resté bien longtemps, ce qui a mis une longue intervalle… 18 mois que je suis de retour.

Ce voyage se termine mal, comme ce fut le cas pour celui qui devait le mener à Saint-Domingue, dix ans plus tôt.

Sixième voyage connu

Cette fois-ci le capitaine est-il resté si longtemps à terre pour des raisons de santé, suite à son long séjour en prison ? Il ne mentionne rien à ce sujet mais, dans cette dernière lettre de janvier 1761, rappelle à son oncle Bertrand l’existence de son épouse et de ses deux filles : il doit donc repartir, à tout prix, pour subvenir aux besoins de sa famille et de sa mère.

29/01/1761, lettre de Joseph : J’espère que (cette lettre) vous parviendra. Le vaisseau sort de notre rivière (La Gironde) ; s’il n’avait été commandé par des officiers de la Compagnie, Mr Saige m’en aurait donné le commandement. Je n’ai pas voulu y embarquer au bas poste (second capitaine), ce qui ne m’aurait conduit à rien, j’aime mieux commander pour le Mexique. Je vais repartir, si je suis pris, ce sera le comble de mes malheurs.

14 Mexico
Plaza Major de Mexico en 1766

En raison de ses impérieux besoins financiers, Joseph Audoir choisit un poste de capitaine pour le Mexique, avec l’espoir de gagner plus, mais en courant le grand risque d’être à nouveau « pris » par les Anglais… L’issue de ce dernier voyage est hélas inconnue, c’est en effet la dernière des dix lettres !

Finalement, que nous racontent ces lettres ?

Le capitaine Joseph Audoir atteint l’âge de 35 ans avec au moins six voyages à son actif, entre 1749 et 1761. C’est un homme qui a la responsabilité de sa mère et de sa famille, il doit subvenir à leurs besoins. S’il n’a pas connu de naufrage ou d’avaries, il a souffert de maladie ou d’emprisonnement.  Il mentionne ces malheurs, mais ne s’en plaint pas. Sa préoccupation est avant tout d’être capitaine, source de profits, ce qu’il n’obtient que pour des trajets non rentables (les aller-retours Martinique-Louisiane) ou dangereux (le dernier voyage prévu vers le Mexique). Il est regrettable que ses quatre lettres ne décrivent ni sa vie à bord, ni les contrées qu’il aborde. Pourtant ce sont des missives de trois à quatre pages : il y aborde surtout la question des relations familiales, un sujet prioritaire pour cette famille dispersée aux Antilles, en France et dans l’Océan Indien.

Puisse néanmoins la narration de ses voyages dans cet article procurer au capitaine Joseph Audoir une petite gloire posthume !

 

Mes remerciements les plus sincères à Alain Lavelle qui m’a incitée à relater ces voyages d’un capitaine à partir des dix lettres authentiques qui étaient en ma possession.

Source : « Louis Moreau, un chirurgien-major et un colon ordinaire » par Albert Jauze, Docteur en Histoire moderne, Université de La Réunion. Bulletin de la Société d’Histoire de la Guadeloupe n°148 – 2007

 

15 blason
Blason et devise de la Compagnie Française des Indes Orientales
Florebo quocumque ferrar (Je fleurirai partout où je serai portée)

L’unique voyage d’un vaisseau de la Compagnie Française des Indes Orientales

Le vaisseau « L’Espérance » a fait naufrage le 21 mars 1751 : il n’aura servi qu’une fois pour un voyage de 22 mois dont 16 mois de navigation. En 2011, la Société d’archéologie et de mémoire maritime commence des recherches dans les archives, organise une expédition de recherche et découvre, en 2014, les ancres, jetées à la mer au moment du drame pour essayer de mouiller le navire. Les recherches se sont poursuivies au moins jusqu’en 2018.

L’Espérance est un navire de la Compagnie des Indes construit au Pellerin (près de Nantes) en 1747 dans le chantier naval du sieur Arnoux. Il est lancé le 3 novembre 1747. Il a une jauge de 850 tonneaux pour 18 pieds (environ 5,85 mètres) de tirant d’eau en charge et il est armé de 30 canons.

Il est armé par le sieur Gabriel Michel sous le commandement du sieur Claude Lory le 28 février 1748 et quitte Paimboeuf pour Lorient. Il y reste quelques mois puis navigue à partir du 27 juillet 1748 à destination du Bengale (Inde) sous les ordres du capitaine Pierre de La Vigne Buisson.

5 mois pour arriver à la pointe sud de l’Afrique, en passant par le Brésil

Après avoir quitté Lorient, il fait route sur le cap Ortégal (nord de la Galice en Espagne) puis sur Madère et franchit l’équateur le 8 septembre 1748. Il se dirige ensuite sur les côtes du Brésil qu’il atteint en octobre. Il mouille à l’île Sainte-Catherine pour s’approvisionner en bois et en eau. Il quitte l’île le 27 octobre en direction du cap de Bonne-Espérance et passe au large de ce dernier le 30 novembre.

3 mois du Cap de Bonne-Espérance à Pondichéry plus 9 mois d’escale à Chandernagor

Il vogue ensuite sur Sumatra qu’il atteint mi-février 1749. Puis, il navigue sur l’Inde et accoste à Pondichéry où il débarque des soldats le 24 février. Il fait route ensuite sur Chandernagor qu’il atteint après avoir remonté le Gange le 12 avril. Il y débarque des passagers. Il reste 9 mois en ce lieu et le 4 janvier 1750, il commence la descente du Gange pour son retour en France. Il charge des marchandises au cours de la descente et atteint l’embouchure le 26 février.

2 mois de l’Inde à Madagascar plus 6 mois de réparations du navire

Il fait route sur le cap de Bonne Espérance mais arrivé au sud de Madagascar, le 3 mai le navire faisant beaucoup d’eau, le capitaine décide de retourner sur l’île de France pour effectuer des réparations (île Maurice actuellement). Le 23 mai, il y mouille et y reste jusqu’au 12 novembre.

4 mois pour le retour en Bretagne et un naufrage à cause d’une tempête

Ensuite, après un passage à l’île Bourbon (île de La Réunion), il navigue sur le cap des Aiguilles (pointe sud de l’Afrique) qu’il passe le 1er janvier 1751. En remontant dans l’océan Atlantique, il mouille à l’île de Sainte-Hélène et y fait des provisions. Le 6 février, il franchit la ligne (équateur). Mi-mars, il double le cap Finistère et le capitaine estime être au large de Penmarch le 19 mars.

L’Espérance arrive le dimanche 21 mars 1751 dans le sud des Glénan dans une tempête. Le capitaine fait mouiller le navire sur ancre mais les mouillages successifs cèdent. Le 23, il mouille sa dernière ancre ; le temps s’est calmé. Le capitaine décide d’appareiller et de rentrer dans les Glénan. A 10 heures, le navire talonne et s’échoue. Comme la coque est en mauvais état, elle fait rapidement de l’eau. Le capitaine envoie tous les passagers et les gens inutiles à bord à l’île Saint-Nicolas. Une opération de sauvetage des marchandises est alors organisée par la Compagnie des Indes.

Source : http://www.archeosousmarine.net/esperance.php

3 commentaires sur “Les voyages d’un capitaine de navire

Ajouter un commentaire

  1. Ces aventuriers étaient avant tout des gens courageux. Danielle nous montre bien que s’embarquer pour des destinées lointaines, en bravant les risques de maladie, de guerre, de naufrage, sans être certain de rapporter de quoi subvenir aux besoins d’une famille nombreuse,…ça n’était pas fait pour des mauviettes.
    Elle peut être fière d’avoir un ancêtre de cette trempe dans sa famille!

    Aimé par 2 personnes

  2. Vous êtes nombreux à être étonnés du courage de ces aventuriers mais « nécessité fait loi » : il ne s’agissait pas de voyages d’agrément mais de survie si l’on émigrait (François et Marie) ou de nécessité financière (Joseph).
    Pour ma part, je n’imaginais pas qu’il puisse exister, par exemple, une sorte de « ligne régulière » maritime entre Lorient et l’Inde. J’ai fait cette découverte en mettant en parallèle les dates des voyages de Joseph et du vaisseau « L’Espérance ».

    Aimé par 1 personne

  3. Quel sens du devoir et des responsabilités ! Ce capitaine Audoir est admirable de courage et d’abnégation, et mérite largement « la petite gloire posthume » que cet article peut lui rendre grâce à Danielle.
    Merci Danielle, de faire ainsi revivre, le temps d’une lecture, ces héros de la marine marchande

    Aimé par 1 personne

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :