Excursion en Rhénanie-Palatinat (2) et rencontres féeriques.

 

par Marie FABRY                

Après avoir admiré le geyser d’Andernach, nous poursuivons notre excursion pour atteindre Sayn, localité qui se trouve sur la rive droite du Rhin dans le bassin de Coblence-Neuwied. Nous voulons y visiter le Jardin des papillons.

Situé au cœur du parc romantique du château de Sayn avec ses arbres géants, ses étangs et ses ruisseaux, le Jardin des papillons est également reconnu comme lieu d’apprentissage extrascolaire. Ce petit paradis exotique, installé dans deux pavillons de verre, comme une orangerie, a été fondé en 1987 par le Prince Alexandre et la Princesse Gabriela zu Sayn-Wittgenstein-Sayn. Le but en est, à travers les splendides papillons tropicaux, de motiver les visiteurs à observer et à protéger les papillons de leurs propres régions. Chacun peut, en effet, planter dans son jardin, sur son balcon ou ses appuis de fenêtres des plantes sources de nectar et de nourriture pour les chenilles, permettant ainsi aux papillons de survivre.

Photo 3-Blason de la famille princière
Blason de la famille Sayn-Wittgenstein-Sayn 

 

 

Photo 4- le Prince Alexander et la Princesse Gabriela -IMG_20191101
Le Prince Alexander et la Princesse Gabriela zu Sayn-Wittgenstein-Sayn 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ici je tiens à exprimer mes sincères remerciements à la Princesse Gabriela zu Sayn-Wittgenstein-Sayn qui m’a aimablement autorisée à utiliser son flyer et son site Internet pour la rédaction de cet article.

Photo 5 - Vue extérieure
Vue extérieure

Notre visite débute par une séance informative fort intéressante sur l’origine des papillons et le but de ce jardin.

LE VOYAGE DES PAPILLONS

Tous les papillons de ce jardin proviennent d’élevages. Comme les papillons tropicaux vivent seulement quelques semaines et que le Jardin veut tenir en permanence sa promesse d’en posséder mille et un exemplaires, les éleveurs de différents pays des tropiques approvisionnent toutes les semaines le Jardin en chrysalides. De celles-ci éclosent dans le Jardin les plus beaux papillons tropicaux.

A ce sujet, il faut citer COSTA RICA ENTOMOLOGICAL SUPPLY qui fait figure de modèle parmi les éleveurs de papillons. Ils sont pionniers et précurseurs mondiaux en matière de développement rural durable. Depuis 1984 le CRES fournit des chrysalides aux meilleurs jardins de papillons du monde et travaille aujourd’hui avec plus de 100 éleveurs indépendants au Costa Rica où il soutient de nombreux projets sociaux.

Dans le cadre d’un développement durable, les éleveurs de papillons apprennent à protéger leur environnement. La plupart d’entre eux sont passés de l’agriculture traditionnelle à l’élevage des papillons. Les herbicides et pesticides y sont strictement proscrits. Les familles qui ont choisi d’élever des papillons cultivent les plantes nécessaires à l’élevage des lépidoptères.

Élevage des papillons : Les femelles pondent leurs œufs fécondés sur les plantes spécifiques qui serviront de nourriture à leurs chenilles. Quelques jours plus tard en éclosent de petites chenilles gloutonnes qui muent plusieurs fois pour finir par s’entourer d’un cocon et au bout de quelques semaines se transformer en chrysalides. Le stade de chrysalide durant environ trois semaines, la plupart sont alors exportées par avion dans le monde entier vers les différents parcs de papillons, et quelques-unes sont conservées sur place pour poursuivre l’élevage.

Photo 6 - cycle du papillon
Imagier de Pinterest.com

LE COSTA RICA, EXEMPLAIRE EN MATIÈRE DE PROTECTION DE LA NATURE: Ce pays d’Amérique centrale est réputé pour ses attractions naturelles,  l’extraordinaire diversité de sa flore et de sa faune ainsi que son engagement considérable pour la conservation de la nature. Plus de 30% de la superficie du Costa Rica consistent en réserves naturelles et en forêts protégées. C’est le pourcentage le plus élevé au monde. (Cependant, hélas, on ne peut pas ignorer que de nombreux agriculteurs traditionnels continuent à utiliser des pesticides pour leurs cultures).

 

PROMENADE DANS LE JARDIN DES PAPILLONS

Pour pénétrer dans l’univers magique des papillons nous traversons d’abord un sas climatique. Une porte-rideau empêche les papillons de s’échapper de leur biotope. Dans la serre aux papillons elle-même règne une atmosphère plus chaude et plus humide qu’à l’extérieur, indispensable pour le développement optimal aussi bien des papillons exotiques que des plantes tropicales et subtropicales. La température diurne s’y élève en moyenne à 24-26°C, le taux d’humidité à environ 60%.

Notre parcours circulaire nous conduit d’abord vers les vitrines. Le circuit dans le jardin nous montre une très grande diversité d’invertébrés et de vertébrés des régions tropicales. Venez avec nous les découvrir.

Photo 7-La maison des cocons.JPG
La maison des cocons (1)
Photo 8-La maison aux cocons
La maison des cocons (2)

 

 

 

 

 

 

 

La grande « maison aux cocons », située dans le deuxième pavillon, abrite de nombreuses chrysalides différentes qui souvent ressemblent  à des feuilles mortes ou à des morceaux de bois, mais sont en fait des chrysalides bien vivantes dans lesquelles a lieu la transformation secrète, la métamorphose de la chenille en papillon. Lorsque le développement du papillon est terminé, le cocon se brise et le papillon s’en extirpe lentement. L’éclosion a lieu la plupart du temps dans la matinée et, avec un peu de chance, le visiteur pourra donc assister à ce processus fascinant et se laisser impressionner par la magie du moment.

Après sa « naissance » épuisante, le papillon doit prendre un instant de répit avant d’injecter du sang dans ses ailes encore humides, qui pendent toutes flétries le long de son corps, jusqu’à ce qu’elles se soient entièrement déployées. Le papillon peut alors enfin se reposer de ses gros efforts pendant que ses ailes sèchent. Environ une demi-heure plus tard il est déjà en mesure de voler et les biologistes du Jardin des Papillons le libèrent dans son nouveau domicile.

La vitrine suivante renferme d’autres exemplaires intéressants de la petite faune comme les scorpions ou les mygales. Les mygales, originaires des forêts tropicales humides, sont des araignées orthognathes. Elles ont un cycle de vie qui se compose de trois étapes : Tout d’abord la période dans la chrysalide (œuf et larve), puis la nymphe et enfin l’animal adulte (imago).

Photo 9 -Une mygale
 Une mygale

 

Les mygales adultes se nourrissent de tout ce qu’elles peuvent attraper ; elles y voient assez mal mais perçoivent la présence de leurs proies par les vibrations du sol : gros insectes, oiselets juste éclos ou malades, rongeurs, chauves-souris et même petits reptiles constituent leur menu.

 

 

Impressionnantes par leur grande taille, la plupart d’entre elles (mais pas toutes !) sont cependant  inoffensives pour l’homme. Leur morsure peut être comparée à une piqûre de guêpe ou d’abeille ; elle est assez douloureuse et peut bien sûr s’infecter mais elle n’est pas mortelle. Cependant les poils urticants des mygales peuvent provoquer des irritations des yeux et des démangeaisons de la peau.

Après ces énormes arachnides, des insectes étonnants attirent notre regard, comme les phasmes-feuilles, qu’on ne parvient pas à identifier immédiatement, tant ils se fondent dans la végétation environnante!

Photo 10- Un phasme-feuille-DSCI0515 (3)
Un phasme-feuille

 

Les phasmes-feuilles appartiennent à la classe des néoptères. Ils sont les champions du mimétisme de tout le règne animal. Ils utilisent leur tactique de camouflage pour prendre tellement bien l’apparence exacte d’une feuille que leurs prédateurs ne peuvent pas les distinguer au milieu du feuillage.

 

Ce sont des insectes nocturnes ; la journée ils bougent en imitant parfaitement le mouvement d’une feuille ballottée par le vent. Comme tous les phasmes, ils subissent une métamorphose incomplète. En effet de leurs œufs n’éclosent pas des chenilles mais des « nymphes » qui après une période de croissance de 6 à 8 mois et plusieurs mues successives deviennent des insectes complets prêts à se reproduire.

Photo 11 - Deux phasmes-feuilles -DSCI0513.JPG
Deux phasmes-feuille

Poursuivant notre visite, nous sommes surpris par certains cocons de très grande taille :

Photo 12-Très grands cocons -DSCI0551.JPG
Très grands cocons

 

 

Il s’agit en effet de la chrysalide du gigantesque atlas, appelé aussi papillon cobra à cause de l’extrémité de ses ailes qui ressemble à la tête du serpent. Il est sans doute l’un des plus grands papillons du monde. Son envergure est de 25 à 30 cm. C’est un lépidoptère nocturne originaire des forêts de l’Inde.

 

 

 

 

Ses chenilles, qui atteignent 11 ou 12 cm de longueur, se nourrissent des feuilles des plantes ou arbres suivants : ramboutan (ou litchi chevelu), troène, lilas et citronnier. Lorsqu’au bout de quelques semaines et après plusieurs mues les chenilles ont atteint leur taille adulte, elles tissent autour d’elles un cocon protecteur. La chrysalide reste environ 9 mois dans son cocon et ensuite le papillon géant éclot.

Mais quel choc en apprenant la destinée de l’atlas ! « O vraiment marâtre nature… » aurait dit Ronsard : En effet, comme tous ses congénères de la famille des saturnidés, ce merveilleux papillon ne peut pas s’alimenter car son appareil buccal est atrophié. Il ne vit donc plus que sur les réserves accumulées par la chenille, dans le seul but de se reproduire. Les papillons mâles vivent seulement 4 ou 5 jours pendant lesquels ils s’accouplent et les femelles vivent environ une semaine, le temps de pondre ensuite leurs œufs.

Photo 13- Un atlas
 Un atlas ou papillon cobra

Notre parcours à travers le Jardin des papillons nous conduit ensuite au Pont-Filippa, nommé ainsi en mémoire de la deuxième fille du Prince Alexander et de la Princesse Gabriela zu Sayn-Wittgenstein-Sayn ; la jeune fille périt malheureusement à l’âge de 20 ans lors d’un tragique accident de la circulation.

Photo 14 - Le pont Filippa

 

Les six autres ponts portent les noms des autres enfants du couple princier, Alexandra, Sofia, Louis, Heinrich ainsi que Casimir et Christian Peter.

 

 

 

La plupart des papillons se nourrissent principalement du nectar des fleurs. C’est pourquoi vous verrez à côté des bananiers et des palmiers beaucoup de plantes fleuries au Jardin des papillons, tel le lantanier ou bien l’hibiscus. Ces deux arbustes sont de précieux fournisseurs de nectar ; les papillons s’accrochent au bord de la fleur ou bien restent immobiles au-dessus d’elle comme un colibri et en aspirent le nectar à l’aide de leur longue trompe.

Photo 15 - Un morpho bleu
Un morpho bleu sur une fleur d’hibiscus

Cependant certaines espèces de lépidoptères préfèrent le jus des fruits fermentés au nectar. Le visiteur trouvera donc au bord du sentier des ‘tables-collation’, sur lesquelles sont déposés divers fruits en tant qu’aliments complémentaires pour les papillons, et tout particulièrement les caligos de la famille des nymphalidés.

Photo 17- Papillons de bananiers ... à table.JPG
Papillons de bananiers … à table !

Ces papillons sont souvent aussi appelés papillons de bananiers (car leurs chenilles se nourrissent de bananes) ou « papillons-hiboux » à cause des grands ocelles sur leurs ailes postérieures qui rappellent les yeux d’un hibou. On suppose que l’imitation des yeux de hibou est destinée à protéger le papillon en effrayant le prédateur qui s’approcherait trop près.

Mais que voyons-nous dans la photo ci-dessous?

Photo 18 - Eclosion des chenilles des papillons de bananiers

 

 

Des chenilles du papillon de bananier en train d’éclore !

 

 

 

 

Photo 19 - Caligo ou papillon-hibou.JPG
Un autre caligo ou papillon-hibou

Le jardin des papillons renferme aussi un étang avec des carpes koï du Japon, et de petites îles où se prélassent diverses espèces de tortues d’ornement.

Photo 21 - Encore une tortue!.JPG
 Tortue d’ornement

D’autres espèces de tortues terrestres habitent aussi dans le Jardin.

Le visiteur doit donc faire attention et bien regarder où il met les pieds !

Au cours de notre visite, nous sommes amusés par de petites cailles naines de Chine qui traversent les sentiers à toute vitesse, suivies par leurs minuscules poussins à peine plus gros que des bourdons!

Photo 22- Cailles naines.jpg
Cailles naines

Pendant notre promenade à travers le Jardin et sa magnifique végétation tropicale, les papillons volent sans arrêt autour de nous et se posent sur les fleurs, les feuilles, les branches, les  bancs … ou bien sur les visiteurs, qui, subjugués, n’osent plus bouger !

Un peu plus loin, nous pouvons observer dans son vivarium un autre habitant du Jardin des papillons, le pogona, genre de saurien, reptile endémique d’Australie. Son habitat naturel va des forêts sèches au désert brûlant au centre du continent. Comme les autres reptiles, le pogona est un animal à sang froid et il lui faut un terrarium très chaud (au moins 40°). Il se nourrit de petits insectes et de fruits.

Les pogonas sont très attentifs et restent avec prédilection immobiles à un endroit bien placé, en attente d’une proie potentielle. En captivité, ces reptiles, appelés aussi agames barbus, peuvent vivre de dix à quinze ans.

Ceux qui désirent avoir un ou plusieurs pogonas chez eux doivent absolument s’informer tout d’abord de leurs besoins spécifiques dans un terrarium. Il est possible d’avoir deux ou trois femelles avec un mâle. Mais n’essayez jamais de mettre deux mâles ensemble car ils vont se battre dès qu’ils auront atteint leur maturité.

Photo 28 - L'agame barbu.JPG
L’agame barbu

Au cours de notre promenade dans le Jardin des Papillons, nous nous arrêtons devant de nombreux panneaux muraux explicatifs. Près de ruches sous verre est décrit le cycle de vie d’une abeille mellifère (ouvrière) depuis sa naissance jusqu’à son 55e jour. Durant son existence elle doit accomplir de multiples tâches. Sa vie bien remplie se termine au bout de 6 à 8 semaines si elle est née au printemps et en été, au bout de 5 à 6 mois si elle est née en automne.

Photo 30 - Cycle de vie de l'abeille mellifère
Tâches d’une abeille mellifère

 

 

 

Photo 31 - La végétation luxuriante du Jardin
La végétation luxuriante du Jardin

 

 

Photo 32 - Comme sous les tropiques...
Comme sous les tropiques …

 

 

 

 

 

 

Photo 33 - Un autre magnifique papillon exotique
 Un autre magnifique papillon exotique

Tiens ! Voici un autre occupant du Jardin : Bien installé en haut de ses rochers, près de la petite cascade, l’iguane vert observe, impassible, son environnement. Ce reptile, originaire du continent américain ou d’Océanie, est soit marin, soit terrestre ou semi-arboricole. Il est végétarien, même s’il lui arrive de manger quelques insectes volants. Il peut rester pendant des heures complètement immobile à observer les alentours. Grâce à la couleur de sa peau écailleuse, il se fond plus ou moins dans la végétation, ce qui lui permet d’échapper ainsi à ses prédateurs.

Photo 34 - L'iguane vert.JPG
L’iguane vert

 

Suivant les espèces, les iguanes peuvent faire entre 14 cm et deux mètres de longueur. Les iguanes font partie des espèces protégées.

 

 

 

 

Poursuivant notre promenade, nous pouvons observer maintenant de curieux coléoptères, les cétoines marginées du Kenya (Pachnoda marginada), qui appartiennent à la famille des bousiers et adorent se nourrir de pétales de rose. Mais ils aiment bien manger aussi des fruits tendres comme les bananes ou les oranges. A l’instar des papillons et d’autres insectes, ils subissent une métamorphose complète.

Photo 35 - Pachnoda marginada.JPG
 Pachnoda marginada

Derrière une autre vitrine, nous nous étonnons à la vue de toutes petites grenouilles noires, les dendrobates teints. Originaires des forêts tropicales du Guyana, du Suriname ou du Nord du Brésil, ces amphibiens vivent surtout sur le sol et se nourrissent de petits insectes. Au jardin des Papillons ils sont nourris de grillons ou de mouches drosophiles. Les glandes de leur peau contiennent un poison très toxique qui les protège à la fois des attaques fongiques, des contaminations bactériennes et aussi de leurs prédateurs. Il existe différentes variétés de dendrobates teints. Leurs robes sont de couleur jaune et noire, jaune et bleue, jusqu’à bleue et noire. Ces petits batraciens font environ de 5 à 7 cm de long. Habituellement ils ont des pattes bleues et un dos noir à rayures jaunes.

Photo 36 - Deux dendrobates teints.JPG
Deux dendrobates  teints

 

Notre visite s’achève à présent et nous nous dirigeons vers la sortie du Jardin des Papillons. Avant de partir, nous passerons par la boutique, riche en documentations, posters et souvenirs de toutes sortes.

Cet endroit merveilleux est absolument à voir et à revoir. Il y a tellement de magnifiques papillons et d’autres créatures étonnantes à admirer qu’on n’arrive pas à tout « emmagasiner » en une seule visite ; personnellement j’y suis allée deux fois et je ne pense pas avoir encore tout vu en détail.

Quand on quitte ce lieu magique, encore ébloui par les multiples couleurs, le vol gracieux et l’infinie fragilité des papillons, on ne peut plus s’étonner que de multiples artistes, peintres, céramistes, tisserands et autres aient tenu à représenter ces créatures de rêve, depuis les enluminures et les « marginalia » des manuscrits médiévaux jusqu’aux tableaux de Van Gogh ou Salvador Dali et aux œuvres de Jean Lurçat entre autres; pas surprenant non plus que les poètes de toutes les époques tels Rémy Belleau, Gérard de Nerval, Alphonse de Lamartine, Victor Hugo, Guillaume Apollinaire et Jacques Prévert – pour n’en citer que quelques-uns – aient aussi choisi ce thème. Ce motif du papillon a été également repris -par exemple- par Jules Massenet et Gabriel Fauré qui ont mis en musique le beau poème de Victor Hugo « Le papillon et la fleur » que je me permets de citer ici:

Le papillon et la fleur     ( Victor Hugo)

La pauvre fleur disait au papillon céleste:

Ne fuis pas!

Vois comme nos destins sont différents. Je reste,

Tu t’en vas!

Pourtant nous nous aimons, nous vivons sans les hommes

Et loin d’eux,

Et nous nous ressemblons, et l’on dit que nous sommes

Fleurs tous deux!

Mais, hélas! L’air t’emporte et la terre m’enchaîne.

Sort cruel!

Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine

Dans le ciel!

Mais non, tu vas trop loin! – Parmi des fleurs sans nombre

Vous fuyez,

Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre

À mes pieds.

Tu fuis, puis tu reviens; puis tu t’en vas encore

Luire ailleurs.

Aussi me trouves-tu toujours à chaque aurore

Toute en pleurs!

Oh! pour que notre amour coule des jours fidèles,

Ô mon roi,

Prends comme moi racine, ou donne-moi des ailes

Comme à toi!

 

Je terminerai cet article par une citation :

« Le bonheur est comme un papillon…

Plus vous courez après, plus il vous échappe.

Mais si vous tournez votre attention ailleurs,

Il viendra alors se poser doucement sur votre épaule. »

Capture

8 commentaires sur “Excursion en Rhénanie-Palatinat (2) et rencontres féeriques.

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  1. Cette fois, c’est un morceau de nature qui voyage pour venir dans nos contrées, avec pour résultat quelques œuvres d’art comme elle sait en produire à profusion: la naissance quasi miraculeuse du papillon, le phasme qui sait si bien se fondre dans le paysage, le toujours fascinant travail des abeilles,..
    Merci, Marie, d’avoir su aussi bien mettre en valeur cette belle réalisation!

    Aimé par 4 personnes

  2. Quelle belle et originale promenade dans ce jardin où coexistent papillons, mygales, cailles, abeilles, iguanes !
    J’ai été émerveillée par Dame Nature qui a peint les ailes du papillon en s’inspirant du cobra et qui nous offre le spectacle de ces chenilles de papillon du bananier en train d’éclore… Juste une question : les deux serres sont chauffées mais comment la végétation tropicale des espaces ouverts survit-elle en hiver ?

    Aimé par 3 personnes

  3. Merci pour vos gentils commentaires.
    Je réponds à la question de Danielle: En fait, toute cette faune et cette flore exotiques sont à l’intérieur des pavillons-serres. D’après la photo de l’extérieur, on ne se rend pas bien compte de leurs dimensions. Mais ces halls de verre sont très spacieux, le Jardin des papillons contenant, en plus des diverses espèces animales, des arbres, arbrisseaux, buissons, fleurs, plantes aquatiques, un étang, une petite cascade, des rochers, des sentiers, 7 ponts, des bancs etc. C’est un petit univers clos dans la chaleur des tropiques, comme une île hors du temps.

    Aimé par 2 personnes

  4. Incroyable comme la nature peut être « artistique » et pleine de surprises ! J’ai beaucoup aimé la photo sur l’éclosion des chenilles du papillon de bananier. On croirait voir des êtres étranges venus d’une autre planète !
    Merci Marie pour cet article qui nous incite à garder un œil attentif aux beautés que la nature peut nous offrir

    Aimé par 2 personnes

  5. Jolie balade au milieu de tous ces papillons et autres créatures. Ravie de voir que le Costa Rica est exemplaire en matière de biodiversité je vais pouvoir le constater en janvier 2020 et penserai ainsi aux papillons de Marie qu’elle a si bien présentés.

    Aimé par 3 personnes

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