Par Claire Baltora.
C’est mon premier voyage au Japon, il sera focalisé sur le sud du pays. Je pars à la découverte de ce pays avec impatience, la culture est si différente de la nôtre !
Le voyage débute par un séjour à Kyoto avec une immersion dans les traditions japonaises, séance de méditation, cérémonie du thé et repas typique.
Puis nous découvrons le temple de Kiyomizu qui signifie « eau pure », sa construction date de 1633, de ses terrasses nous avons une vue magnifique sur Kyoto. Comme pour tous les sites touristiques, nous devons nous frayer un chemin dans la foule des visiteurs.


Après avoir traversé le quartier Gion, quartier des geishas, le dîner est animé par des apprenties geisha appelée Maiko à Kyoto.

Le lendemain, nous visitons le temple Kinkakuji, temple « du pavillon doré » datant de 1398 avec ses jardins classés au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce temple est dédié à la déesse bouddhiste de la clémence. Nous bénéficions d’un temps ensoleillé pour découvrir le temple recouvert de feuilles d’or, son toit est surmonté d’un Phoenix, symbole de longévité.

Nous poursuivons par la visite du temple Ryōan-ji, temple « du repos du dragon » et de son jardin de rocaille considéré comme un chef d’œuvre de la culture zen japonaise. C’est l’un des temples les plus visités du Japon, il est constitué de 15 pierres qu’il est impossible de voir toutes en même temps. L’intention du concepteur est encore inconnue mais une certitude, le jardin invite à la réflexion …


Nous enchaînons avec une promenade dans le jardin et la bambouseraie.

En soirée, nous nous rendons au sanctuaire Fushimi-Inari connu pour ses centaines de torii alignés formant d’incroyables tunnels vermillon. Il a été fondé en 711 et fait partie de l’un des 40 000 lieux de cultes dédiés à Kate, divinité Inari : dieu de la récolte, dans le pays.


Le lendemain, direction Nara au sud afin de visiter le temple Tōdai-ji commandé en 743 par l’empereur Shômu alors que Nara était la capitale impériale du Japon. Avec ses 47 m de haut et ses piles en bois, la salle du grand Bouddha reste le plus grand bâtiment en bois du monde, c’est à ce titre qu’il a été classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Notre visite se poursuit, sous la pluie, dans un jardin Isuien, jardin japonais traditionnel créé au 17e siècle par un riche marchand. Ce jardin dévoile l’art de l’aménagement des jardins japonais à la recherche de l’équilibre, de l’harmonie et de l’hommage à la beauté de la nature.



J’ai particulièrement apprécié cette pierre entourée d’une ficelle qui indique qu’il est interdit de passer par cet endroit ……
Nous nous rendons ensuite à Kobe afin d’embarquer sur le navire pour la croisière en mer de Seto, mer intérieure au sud du Japon. La première escale a lieu dans l’île d’Inujima, musée d’art contemporain à ciel ouvert. Il comprend notamment un centre d’art construit dans une ancienne usine d’extraction de cuivre et diverses œuvres d’art contemporain dispersées dans l’île, dont l’étonnante « Maison chien ». L’île comptait une trentaine d’habitants en 2020.



Les différentes escales nous permettent de découvrir les villages et les arts traditionnels japonais.
A Tomonoura musique traditionnelle sur un koto et démonstration de combat de sabre.


Cet ancien port était très actif à l’époque Edo où Kyoto était la capitale du Japon. On se croirait dans une estampe japonaise !



A Onomichi, une vue magnifique sur les environs depuis l’observatoire.
Promenade dans le village de Mitarai aux vieilles maisons de bois datant du XIXème siècle.


Musique traditionnelle jouée dans la tenue des prêtres de la religion shintô, l’une des deux religions principales au Japon avec le bouddhisme.
Et toujours un excellent accueil de la population locale, ici les femmes nous initient à leur tradition de réalisation des bouquets dans un bambou creux qu’elles suspendent devant leur maison tout au long de l’année.

A Shimokamagari, ce sont les enfants qui nous accueillent en nous distribuant des origamis (les pliages japonais).



Nous sortons de la mer de Seto pour nous rendre dans l’île de Tsushima, située en mer du Japon entre la Corée et le Japon. Les torii menant au sanctuaire ont les pieds dans l’eau à marée haute.
Cette escapade dans le Japon traditionnel se termine dans la ville de Fukuoka, grande ville de 1,6 million d’habitants située sur l’île de Kyushu . Dès leur plus jeune âge les enfants visitent le patrimoine de leur pays.

Le voyage se poursuit dans une tout autre ambiance dans les îles d’Okinawa. Il est à noter que ces îles, dont la plus au sud-est à 100 km de Taïwan, ont été annexées par le Japon en 1879. Auparavant elles constituaient le royaume du Ryūkyū.
Entre forêt tropicale, mangrove, eaux turquoise et plages elles correspondent moins à l’image traditionnelle du Japon à laquelle nous sommes habitués.
Comme nous le savons maintenant, la longévité des habitants d’Okinawa est due à la fois au régime alimentaire, à la pratique d’exercices physiques et au maintien de liens sociaux. Mais j’ai appris également qu’au-delà du régime alimentaire c’est aussi de ne manger qu’à 80% de satiété ! et qu’au-delà du maintien de liens sociaux il y a aussi toute une organisation d’activités en commun et d’entraide entre les habitants !





Ces figurines sur les toits des maisons traditionnelles permettent d’éloigner les mauvais esprits !
Mon périple se termine par deux jours à Taipei dans l’ile de Taïwan. Pour rappel en 1949, suite à la perte de la guerre civile chinoise contre les communistes, les opposants nationalistes menés par Tchang Kaï-chek se réfugient sur l’île de Formose devenue Taïwan pour former la République de Chine. De nombreux civils, des réfugiés et plus de 2 millions de soldats se réfugient sur l’île. Nous sentons l’influence chinoise dans l’architecture !
Le salon grandiose du Grand Hôtel de Taipei.


Nous allons dans un ancien village de mineurs participer au traditionnel lâché de lanternes sur lesquelles est écrit un vœu, le meilleur spot étant la voie ferrée toujours en service … heureusement ce n’est pas un TGV !


Et pour terminer le mausolée monumental de Tchang Kaï-chek.

En conclusion de ce magnifique voyage, voici un livre que j’ai beaucoup aimé et que je recommande à celles et ceux qui voudraient se mettre dans l’ambiance du Japon. Ce petit livre, parfois drôle, est une réflexion sur la conception japonaise du beau que l’auteur oppose aux conceptions occidentales.

« L’éloge de l’ombre » de Junichiro Tanizaki.
Photos Claire Baltora
Merci Claire pour ce beau voyage
Quel dépaysement et quelle richesse culturelle !!
De belles rencontres ….
Nous sommes prêts à partir!!!!
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Merci Claire pour ce beau reportage dans ce pays que je ne connais pas mais qui me paraît fascinant de part sa richesse culturelle, ses paysages somptueux, sa cuisine etc….
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Merci pour ce témoignage et les belles photos. Je pars dans un mois pour trois semaines avec une semaine dans le Kyushu. J’ai hâte de revenir visiter ce pays.
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Des temples, des geishas, des rites ancestraux, des lâchers de lanternes, des jardins japonais grandeur nature, et une formidable histoire, vieille de plusieurs millénaires, quel beau voyage !
La richesse des sites, les paysages parfois sculptés minutieusement par la main de l’homme ou tout simplement naturellement sublimes nous laissent sur notre faim et nous donnent l’envie furieuse d’aller à la rencontre de ce pays et de ses habitants.
Merci Claire pour cet instructif reportage.
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Article très intéressant avec de belles photos qui nous donnent envie d’aller nous-mêmes sur place, dans des contrées pour nous souvent dépaysantes mais extrêmement riches, autant par leur culture que par la beauté de leurs paysages. Merci, Claire, d’avoir partagé ce journal de voyage avec nous.
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