Partir, s’évader pour voir le Taj Mahal.

Par Marie-Claude Level.

Décision fut prise d’un voyage pour ce pays mythique, l’Inde, et plus particulièrement,  le Rajasthan dont le nom évoque de somptueux palais de maharajas.En effet, le Rajasthan est une région de paradoxes et de contradictions; à l’extérieur d’austères forteresses et à l’intérieur, on découvre des palais de contes de fées. Il en est de même pour l’artisanat, les coutumes, les bijoux...

Un circuit nous est proposé avec pour départ Delhi, puis Mandawa, Bikaner, Jodhpur, Ranakpur,  Udaïpur,   Jaïpur,  Amber, Agra et retour sur Delhi.

Un peu d’histoire qui s’inscrit dans les grandes épopées de l’humanité.

En effet au fil des millénaires, les civilisations du « sous continent » ont connu des invasions, vu naître des religions et souffert d’innombrables cataclysmes. Les empires brahmaniques et les souverains hindous ou bouddhistes cédèrent la place aux Moghols musulmans, qui furent supplantés à leur tour par le Raj britannique avant que le pays ne devienne indépendant.

Le berceau de la civilisation de ce continent est la vallée de l’Indus, qui était composée de tribus de nomades qui  pratiquaient la culture et l’élevage.
Vinrent ensuite les Harappéens (inventeurs d’un système de poids et mesures) au milieu du IIIe millénaire avant J.C., puis les tribus aryennes qui sont à l’origine de la grande tradition littéraire sanskrite.
C’est ainsi que les textes sacrés de l’hindouisme, les « Vedas » et le système des castes, datent de cette période. En avançant dans les siècles, deux grandes religions indiennes virent le jour : le bouddhisme et le jaïnisme. Des siècles plus tard apparut l’empire maurya, puis l’âge d’or des Gupta.

Au VIIe siècle, les premiers marchands musulmans débarquent sur le sol indien. Puis de bataille en bataille, de siècle en siècle, arrivèrent les Moghols. C’est pendant cette période qu’ils firent éclore un nouvel âge d’or des arts et de la littérature, ainsi que leur passion pour l’architecture en produisant quelques-uns des plus beaux monuments de l’Inde, dont le merveilleux Taj Mahal. Cette civilisation moghole conserva le pouvoir jusqu’en1857, mais sans empire, puisque déjà d’une part les Portugais et ensuite les Anglais s’étaient installés pour commercer.

Création du parti du congrès et en compagnie de Gandhi l’Inde s’achemine vers un mouvement pour l’indépendance qui sera acquise en 1947.

Succinctement décrite, l’histoire indienne est fascinante et ses vestiges prouvent la richesse de sa culture et de son passé par la multiplicité de ses monuments et temples.

En effet ce pays regorge de spiritualité et la population vénère toutes ces divinités. La principale religion pratiquée à 80 % est l’hindouisme :  les hindous croient au brahman éternel, incréé et infini, qui est le Tout, l’Absolu, l’Ultime Réalité.

Brahma : ne joue un rôle actif que dans la création de l’Univers, sinon il médite. Il est représenté par quatre têtes. Son épouse est Sarasvati, déesse de la connaissance.

Vishnu :  est le conservateur, il protège tout ce qui est bon dans l’Univers. Il est représenté avec quatre bras tenant un lotus, une conque marine, un disque et une massue. Son épouse est Lakshmi, déesse de la prospérité.

Shiva : est le destructeur, celui qui apporte le salut. Il revêt une multitude de formes et est représenté exécutant le tandava,  une danse qui exprime la succession des cycles cosmiques. Son épouse est Parvati.

Ganesh : dieu de l’éducation, de la sagesse et de l’intelligence ; il est supposé lever les obstacles.

Notre circuit commença donc au départ de Delhi. Notre arrivée tardive à l’aéroport sous une pollution extrême, présageait   un voyage compliqué.

Nous découvrons New Delhi lors d’un fascinant tour de ville avec différents monuments, tous aussi beaux les uns que les autres et admirons le Qutb Minar, un minaret de 73 m de haut appelé aussi le minaret du Coteau, construit par le premier sultan musulman : Qutb ud-Din Aibak. C’est donc une tour de la victoire, dans le style afghan, entourée de bandeaux en grès arborant des versets du coran.

Nous flânons dans un parc de frangipaniers ou s’ébattent des tamias sibiricus (petit écureuil gris) très furtifs, des perroquets…, un endroit reposant dans cette ville polluée et bruyante où le beau côtoie le laid.

Dès le lendemain départ pour Mandawa, ancienne petite ville commerciale, (en cours de restauration) située sur la célèbre route de la soie dans la région du Marwar, où est pratiquée la langue indo-aryenne Marwari (dialecte du Rajasthan). De nombreux commerçants s’y sont installés et ont construit de magnifiques maisons ressemblant à des palais, appelées Havelis. Ces maisons, ou maisons de maître, ont des façades recouvertes de fresques très colorées, qui illustrent un âge d’or révolu.

Ce soir, nous dormons dans une « haveli ».

Après un petit déjeuner nous prenons la route pour Bikaner, cité du désert typique, en traversant de nombreux paysages désertiques et, de-ci de-là, quelques champs cultivés et arborés : des ashokas, des khejris, arbres qui donnent vie au désert.

Un peu d’histoire : Bikaner fut fondée en 1488 par Rao Bika, fils de Rao Jodha, fondateur de Jodhpur. Cette ville est une étape importante sur les grandes routes caravanières et en 1886 ce fut le premier état princier à se doter de l’électricité…

Après quelques heures de trajet, nous faisons une pause et nous nous délectons d’un « lassi », boisson à base de lait fermenté, parfumée au safran, au cardamone, à la pistache et au citron.

Nous flânons dans la vieille ville, et admirons l’animation régnant sur la place du marché, nous dégustons des pâtisseries, de la pâte de noix de cajou, des lentilles grillées… .

Et nous nous retrouvons devant l’imposant fort de Junagarth.

Une particularité réside dans sa situation : au lieu d’être construit sur une colline comme c’est le cas habituellement, il est construit de plain-pied dans le sable du désert.

Ce fort fut édifié entre 1589 et 1593 par le raja Rai Singh, souverain de Bikaner et général de l’armée de l’empereur moghol, Akbar.

On y entre par le Suraj Pol qui mène à un dédale de palais, merveilleusement ornés et décorés de magnifiques peintures, de pavillons, balcons, tours et temples reliés par des cours, des galeries et des escaliers.

Après cette éblouissante visite nous partons pour une balade à chameau, et une soirée où un spectacle de danse indienne nous est proposé, à la belle étoile.

Sur la route de Jodhpur,  nous traversons des paysages désertiques fascinants, des steppes arides et des localités animées. Un arrêt à Nagpur, où nous sommes  accueillis par un ascète avec lequel nous nous recueillons et nous   visitons un refuge pour tout animal blessé .

Arrivés à Jodhpur, nous nous dirigeons vers la tour de l’horloge et le vieux marché.

Jodhpur :  la ville bleue entourée d’un mur de 10 km de long, allie les influences des cultures indienne et arabe. Elle tira sa prospérité du commerce de l’opium, du bois de santal, des dattes et du cuivre.

C’est en 1459  que Rao Jodha, chef des Rathor régnant à Mandore, alors capitale de Marwar, décida d’ériger une imposante forteresse sur une crête rocheuse :  le fort de Mehrangarh ; il s’élève à plus de 120 m au-dessus des toits de Jodhpur.

Mehrangarh est un prodige architectural, entouré de remparts mesurant entre 6 et 36 m de hauteur, taillés dans la roche.

Il est le plus grand et le plus beau du Rajasthan, il abrite plusieurs palais,  dont le palais des perles, le palais des fleurs et le palais des miroirs.

Non loin du fort se trouve  le Jaswant Thada,  monument en marbre blanc à la mémoire du Maharaja Jaswant Sing II  aussi appelé le « Taj Mahal de Mewar ». Sa façade a été réalisée entièrement avec des feuilles de marbre blanc finement sculptées.

Après la visite du marché et un rapide déjeuner, nous optons pour un safari en jeep,  au village des Bishnoïs.

C’est une secte hindoue, respectueuse de l’environnement. Cette communauté du Rajasthan est célèbre pour sa riche culture, son véritable amour et son respect profond pour la nature et les animaux.

Les Bishnoïs sont des hindous vaishnav qui suivent 29 principes édictés par leur gourou ; ils se caractérisent par leur végétarisme, leur respect strict de toute forme de vie,  leur protection des animaux ,(la gazelle ou antilope cervicarpe est particulièrement vénérée) et des arbres, leur tenue vestimentaire particulière (vêtements rouge ou orange brillant pour les femmes,  et blanc pour les hommes). Ils ne doivent pas consommer d’opium,  mais ils nous en ont fait goûter !!!

Au petit matin nous nous mettons en route pour Ranakpur ; c’est ici que se trouve l’un des plus beaux et des plus importants temples jaïns de l’Inde. Niché au cœur  de collines boisées et colonisées par des singes,  ce chef d’œuvre architectural  en marbre blanc comprend 29 salles et 80 dômes soutenus par une forêt de 1444 colonnes toutes différentes; l’intérieur, recouvert de sculptures  finement ouvragées  donne une sensation d’espace et d’harmonie.

Nous dormons à Udaïpur, une des plus belles villes de l’Inde. C’est dans cette ville que nous ferons des offrandes à la déesse Lakshmi et c’est là que nous fêterons « La fête des Lumières » par un feu d’artifice offert par notre guide.

Nous visitons dès le lendemain la ville (entourée par les monts boisés des Aravalli)  en commençant par le jardin enchanteur  Sahelion-ki Bari ou jardin des Dames avec ses nombreuses fontaines.

 Le palais de la ville, composé de 11 palais dont la construction a duré plus de 300 ans, trône sur un promontoire rocheux au bord du lac Pichola.

Nous ferons d’ailleurs, une balade en bateau sur le lac afin d’accéder au palais Jag Mandir situé sur une petite ile. N’oublions pas le temple de Jagdish consacré au dieu  Vishnou.

Arrivée à Jaïpur :  la ville rose

L’histoire de la ville remonte à 1699 lorsque le maharaja Jai Sing II est monté sur le trône d’Amber. Son don pour les mathématiques et l’astronomie était légendaire. C’était un grand érudit, un guerrier, un constructeur et un poète. Il transféra donc sa capitale,  des collines d’Amber,  sur le site actuel appelé Jaïpur le 18 Novembre 1727.

Le Hawa Mahal ou « Palais des vents » a été édifié en 1799 pour que les femmes royales puissent assister aux processions,  et voir ce qui se passait dans la rue. Cette structure fuselée  est bien plus qu’une façade, c’est un fantasme de grès rose dans une architecture élaborée et fantasque ; il comporte 953 niches et 152 fenêtres.

Une balade en tuk tuk s’impose pour un tour de ville.

Le lendemain c’est donc à l’ancienne manière des princes que,  à dos d’éléphant,  sous la conduite d’un cornac enturbanné, nous accédons  aux bâtiments royaux du fort d’Amber, imposante forteresse qui se reflète dans le lac, en contrebas. Le fort cache un vaste ensemble palatial construit en grès  jaune et rose et en marbre blanc,  dont la construction fut entreprise en 1592 par le maharaja Man Singh, commandant rajput de l’armée d’Akbar.

On peut y admirer  un petit temple aux superbes portes en argent,  des chapiteaux en forme de têtes d’éléphant, de magnifiques fresques et des marqueteries . Dans la salle de la victoire,  on peut voir un plafond incrusté de miroirs.

De retour à Jaïpur,  nous poursuivons notre visite avec l’impressionnant palais de la ville,  ainsi que le Jantar Mantar : observatoire astronomique.

Bâti en 1728 par Jai Sing II, le nom provient du sanskrit »yanta mantr » qui signifie instrument de mesure.

Construits en maçonnerie on retrouve le petit cadran solaire, le grand cadran solaire, l’instrument de l’étoile polaire, le roi des instruments (astrolabe qui sert aux calculs du calendrier hindou), l’instrument écliptique, les instruments circulaires etc…… tous ces instruments sont utilisés pour déterminer l’heure locale, l’altitude des étoiles et des constellations, la déclinaison du soleil, les méridiens, les altitudes et les éclipses.

Enfin nous atteignons Agra, Fathepur Sikri et la 8° merveille du monde : Le Taj Mahal.

Fathepur  Sikri, ancienne capitale de l’empire moghol a été construite à la fin du 16ème siècle. Elle est en presque parfait état et offre une image fascinante de la prouesse architecturale de l’époque.

Nous partons à la découverte du fort rouge d’Agra (un des plus beaux forts moghols du pays) qui a été construit sous les règnes des trois Grands Moghols : Akbar, Jahangir et Shah Jahan. On dit que cet édifice, vieux de 380 ans cacherait dans ses fondations les corps de prisonniers décapités. Le fort comprend de beaux bâtiments (dont le circuit fait environ 1 km et demi) de grès rouge et de marbre. Entrepris  par l’empereur Akbar en 1565, le monument fut agrandi par la suite, notamment par son petit-fils Shah Jahan, qui utilisa le marbre blanc, son matériau de prédilection. A l’origine,  dévolu à des fonctions militaires, le fort fut transformé en palais par Shah Jahan : il devint ensuite sa prison dorée pendant huit ans, après que son fils Aurangzeb l’eut détrôné en 1658.

Nous voici enfin devant le Taj Mahal,  considéré comme un des plus beaux joyaux du monde et qualifié de « rêve de marbre » ou « témoignage d’amour éternel ». Hélas nous ne le verrons,  ni sous le soleil levant ou couchant , ni sous un ciel bleu,  mais c’est une merveille architecturale. Il est d’un blanc immaculé, orné de pierres  précieuses ou semi-précieuses. Tous les motifs de décoration consistent en une technique  d’incrustation, de pierres colorées,  telles la cornaline , le corail, le lapis-lazuli,  le jaspe, la malachite, la turquoise etc…. Cet art décoratif était très répandu à la cour des Moghols, et les portails  en forme d’arc faisant saillie en sont décorés.

Il fut donc édifié par Shah Jahan  pour recevoir le corps de sa troisième épouse, Mumtaz Mahal  dite   « l’Elue du palais«  , décédée  en mettant au monde  leur 14e enfant en 1631. Construit dès 1632 il ne s’acheva qu’en 1653 et comprend:

– le grand portail d’entrée avec des incrustations ornementales  de versets du coran en marbre noir,

– le jardin,

– un canal d’eau agrémenté de fontaines de bronze.

Un vestibule mène à la salle centrale octogonale ; le cénotaphe de l’impératrice se trouve au centre de la salle pavée de marbre ; le second est celui  de Shah Jahan,  son époux. Les vrais tombeaux se trouvent dans une crypte en dessous.

Nous quittons Agra et ses environs avec nostalgie et beaucoup d’émotion.

 Retour à Delhi

Lors d’une visite guidée en ville, nous visitons le « Vieux » Delhi, et découvrons le Fort Rouge, la plus grande mosquée d’Inde Jama Masjid ainsi que le mémorial Raj Ghat  qui commémore l’assassinat du Mahatma Gandhi.

Nous passons devant l’Arc de Triomphe indien, la Porte de l’Inde et devant le Rashtrapati  Bhawan, la résidence du Président.

Ensuite nous faisons la visite de trois temples célèbres,   celui de Bahai, en forme de lotus où les adeptes de toutes les religions sont libres  de venir  y prier en toute liberté, selon leurs rites.

Puis visite du temple sikh de Bangla Sahib où des volontaires distribuent des repas aux nécessiteux, sans distinction de castes,  et ensuite visite du temple Hindou Birla.

Retour vers notre port d’attache, l’esprit enchanté par toutes ces merveilles.

6 commentaires sur “Partir, s’évader pour voir le Taj Mahal.

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  1. Quel plaisir de lire cet article synthétique et bien documenté qui me rappelle notre séjour en Inde. Personnellement, j’ai beaucoup aimé ce pays, sa culture et ses habitants. Il y a tant à voir et à apprendre qu’il faudrait y séjourner beaucoup plus longtemps que le temps des vacances pour en comprendre et en apprécier toute la richesse et la complexité. Leurs dieux sont omniprésents, les animaux font partie de leur vie et je suis restée admirative de la façon dont les Indiens semblent avoir réussi à faire cohabiter le respect des traditions et la vie moderne. Tout n’y est pas parfait bien sûr, le système des castes même s’il tend à diminuer est encore présent, la pauvreté surtout dans les campagnes est encore grande, mais on ne peut s’empêcher d’admirer la rapidité avec laquelle un peuple d’un milliard et demi d’habitants a changé depuis son indépendance.

    Merci Marie-Claude pour cet article très interessant.

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  2. Nicole et moi avons effectué ce voyage avec un crochet au Gujarat. Pour moi c’est sans doute le sous-continent le plus dépaysant de la planète. Sa civilisation et sa philosophie ont influencé nombre de cultures y compris celle de l’Occident. Pays extraordinaire où splendeurs, puissance spirituelle, esprit scientifique, substances hallucinogènes, misère, violence brutale, corruption endémique et convulsions politiques et sociales cohabitent dans un équilibre précaire. Pour tout individu arpentant le monde l’Inde est un passage obligé. Ton témoignage, Marie-Claude, est une belle invitation à s’immerger, sans arrière-pensée, dans cette vaste contrée qu’une existence ne suffirait pas à découvrir.

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  3. Un titre alléchant mais il faut attendre la fin du récit pour découvrir en quelques mots et une seule photo le fameux Taj Mahal ! Par contre que de découvertes féériques et totalement inconnues.

    Ce carnet de voyage aurait mérité d’être découpé en plusieurs épisodes pour permettre au lecteur, qui ne pourra pas se rendre sur place, de mieux apprécier chaque merveille.

    Mais peut-être, Marie-Claude, que vous aurez à cœur de publier un court article sur le palais que vous avez préféré ?

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  4. Merci Marie-Claude pour ce récit très documenté sur un pays que je ne connais pas. J’ai eu plaisir à lire ton périple et apprécié les belles photos surtout le merveilleux Taj Mahal.

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  5. Faisant un petit tour sur Arts et Voyages, je relis avec plaisir cet article fort instructif pour moi – qui ne connais malheureusement pas l’Inde – et très bien documenté, avec à l’appui de splendides photos. Je pense que le tout premier sentiment, quand on arrive en Inde, est certainement celui du dépaysement total, suivi d’une grande admiration pour la culture et la civilisation uniques de ce pays. Il faudrait sans doute plusieurs mois pour parvenir à connaître un peu et à comprendre l’âme de l’Inde. Merci beaucoup, Marie-Claude, pour ce magnifique reportage.

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