Un Carnaval sans fin…

Etrange monde actuellement que notre monde. En effet, aujourd’hui, dans les rues de nos villes et de nos villages, nous avançons encore et toujours masqués. Nous sommes devenus plus ou moins anonymes les uns pour les autres. Cette pandémie, outre le fait qu’elle met en danger une partie de la population, a eu pour effet de nous voler nos sourires, nos gestes d’amitié et de convivialité, ne nous laissant que des regards plus ou moins inquiets ou interrogateurs au-dessus de nos masques.

Etrange monde, vraiment, puisqu’en ce mois de février, traditionnellement mois du Carnaval, les autorités sanitaires ont souhaité la suppression de ces manifestations où le masque a pourtant toute sa place. Nous avons tous en tête, par exemple, le Carnaval de Venise où chaque participant fait montre d’une imagination parfois sans limite pour trouver un costume et un masque dignes de l’événement.

L’usage du masque est, suivant les pays, différent. Originellement, et cela reste vrai dans les sociétés traditionnelles, le masque servait de lien entre les dieux et les hommes, puis son emploi a évolué et aujourd’hui, le fait de se costumer, de se masquer est plutôt un signe d’appartenance à une communauté. Le temps d’un carnaval ou d’une cérémonie tribale, chaque participant appartient au même groupe, à la même famille, est un élément d’un tout. Cependant, le lendemain, la fête finie, chacun reprend sa personnalité propre et son chemin.

Mais, voilà qu’aujourd’hui, le « Carnaval » se prolonge et que le masque, chargé de nous protéger, est en train d’appartenir à notre quotidien. On peut certes le regretter et rêver « du monde d’avant », mais élargissons notre horizon et portons nos regards vers l’Asie, où les Chinois, les Japonais… ont, depuis maintenant plusieurs décennies, intégré le port du masque dans leur mode de vie, sans que, semble-t-il, cela les ait beaucoup gênés et sans que cela remette en cause les côtés festifs de leur existence.

Alors, positivons, c’est une bien petite contrainte pour un grand espoir de maîtrise de cette pandémie.

Par ailleurs, la société moderne a inventé des outils qui, sans remplacer la présence physique, peuvent rendre le distanciel moins pénible. Ainsi, mes amis, je ne saurais que trop vous conseiller l’usage immodéré du site de l’association, faites-le vivre par vos commentaires et vos réflexions, usez et abusez de sa bibliothèque et n’hésitez pas à l’enrichir de nouveaux articles, car bien sûr, viendra le moment du « Bas les masques ! », où nous aurons le plaisir de nous retrouver !

En attendant ce moment, prenez bien soin de vous !

Nicole Imbert-Degrave

3 commentaires sur “Un Carnaval sans fin…

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  1. Merci beaucoup, Nicole, pour ces réflexions si vraies sur notre vie de masqués! En effet, nous finissons par nous habituer à cet accessoire plutôt désagréable qui nous enlève une part de notre identité. Toutefois plutôt ça quand même que de risquer d’attraper ce sale virus qui, lui, n’hésite pas à se masquer pour mieux nous attaquer! Mais comme nous gardons le moral, nous gagnerons, c’est certain. Alors continuons notre petit bal masqué dans les supermarchés, dans les rues et sur les places et gardons bon espoir.

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